13 février 2007
Antoine BRUT, soldat du 84ème RI
Antoine BRUT est né le 24 octobre 1883 à Sarroux dans le département de la Corrèze. Il portait le N°1799 du recrutement de Tulle (Corrèze) pour la classe 1903.
Avant la guerre il travaillait comme journalier au chantier à cokes à l'usine d'Ivry de la Société du Gaz de Paris. Il habitait avec sa femme dans le 13ème arrondissement de Paris
Soldat dans le 84ème RI, portant le matricule N°015353, Antoine BRUT avait aussi fonction de tambour. Il est mort pour la France le 28 février 1915, pendant les combats dans les tranchées devant Beauséjour dans la Marne.
Sources:
- Tableau d'Honneur des Electriciens et Gaziers - 1914-1918
- Fiche MDH
17 février 2007
Emile GILLET, caporal-mitrailleur du 84ème RI
Emile GILLET est originaire du Pas-de-Calais. Il était instituteur à Ardres (P-d-C) lorqu'il est allé passer le conseil de révision à Audruicq (P-d-C) au printemps 1914. Le 2 août la guerre est déclarée et sa classe est appelée le 29 août.
Son périple commence à la gare d'Audruicq où il embarque avec ses camarades direction Calais, puis, en direction d'Amiens, il est détourné sur Rouen puis Lisieux où le bureau de recrutement de St Omer était replié en raison de l'avancée allemande. C'est dans ce bureau de recrutement que dans les premiers jours de septembre 1914, Emile est affecté au 84ème RI sous le matricule 1422.
Emile rejoint le 5 septembre le dépôt du régiment à Evreux et est affecté à la 24ème compagnie. Deux jour plus tard, le 7, Emile embarque de nouveau dans un train direction Terrasson via Tours, Saumur, Poitiers, Angoulême et Périgeux. Après l'arrivée le 10 septembre l'instruction et les exercices commencent dans la région. Emile est nommé caporal le 15 décembre 1914 et quelques jour plus tard, le 24, le contingent (1ère compagnie, 1ère brigade)s'installe dans le camp de La Courtine (Creuse). L'instruction continue.
Le 18 janvier Emile est désigné pour suivre une formation de caporal-mitrailleur jusqu'au 8 février. Le 9 février le détachement d'Emile est dirigé sur la région d'Hautefort (Dordogne) ou se trouve des unitées de renfort du 84ème RI. Il cantonne au château de Boisseules près d'Hautefort. Les exercices se poursuivent jusqu'à ce qu'Emile quitte le 84ème RI le 26 avril 1915 avec un détachement de renfort pour la 12ème compagnie du 126ème RI.
Source:
20 février 2007
Le Skra di Legen
Le Skra di Legen est un massif montagneux qui se trouve près de la frontière entre la Serbie et la Grèce à l'ouest du Vardar. Le 84 ème RI a passé une partie de l'année 1917 dans ce massif face aux troupes Bulgares retranchées dans de solides ouvrages.
Source:
- "La grande Guerre Vécue-Racontée-Illustrée par Les Combattants". Editions Aristide Quillet 1922 Tome II Page 280
1- Le livret militaire.
Pour commencer cette rubrique, je vais commencer par évoquer un document qui est soit le plus facilement soit le plus difficilement accessible: le livret militaire. Parfois perdu parfois transmis dans la famille, ce document retrace tout le parcours militaire d'un soldat et le suit durant toute sa carrière ce qui explique son état souvent délabré.
Il en existe plusieurs modèles mais ils regroupent tous les mêmes informations. Une première page décline l'identité du soldat. Celle-ci est toujours bien remplie. Ce qui n'est pas forcement le cas du reste du livret. Cependant on peut y retrouver des informations sur les affectation, les blessures, les citations, les formations, l'équipement perçut, ... sans compter les documents divers qui peuvent y être adjoints.
Si vous disposez de ce document, c'est un bon départ, mais si ce n'est pas le cas d'autres sources vous aiderons.
2- La fiche matricule.
Pour ceux qui n'ont pas la chance d'avoir le livret militaire du soldat, tout n'est pas perdu car le résumé de la carrière militaire de chaque soldat est transcrit dans les registres matricule qui sont conservés aux archives départementales de chaque département. Prennez contact avec les A.D. du département d'origine du soldat et vous pourrez avoir accès à ce document essentiel. Selon le département et les cas particuliers vous serez ammené à vous déplacé pour une consultation sur place ou recevrez une copie par courrier.
Avec cette fiche matricule vous disposerez des différentes affectations du soldats, de ses décorations, blessures, grades... A noter que même en possesion du livret militaire, cette démarche peut apporter des compléments d'informations.
21 février 2007
3- Les citations et décorations.
Les éventuelles citations et décorations du soldat sont des pistes à explorer. Elle peuvent renseigner sur des faits précis. Il est possible de demander les citations d'un soldat au Bureau Central d'Archives Administratives Militaires (BCAAM) à la caserne Bernadotte de PAU.
Pour contacter le BCAAM vous pouvez écrire à:
M. le Directeur du B.C.A.A.M.
Caserne Bernadotte
64023 PAU CEDEX
Ou par Email: bcaam-pau@dsn.sga.defense.gouv.fr
N'oubliez pas de pas de péciser les nom, prénom, date et lieu de naissance de la personne concernée.
06 mars 2007
Léon VERLY, soldat du 84ème RI
Léon VERLY est né le 8 août 1898 à Herlies, dans l’arrondissement de Lille (59). Ses parents tiennent une boutique de tailleur. En octobre 1914, il fuit l’avancée allemande avec sa famille, et se réfugie à Wittes, près d’Aire-sur-la-Lys (62) où il trouve une place d’enseignant à l’institution Sainte-Marie.
Léon est incorporé le 16 avril 1917 dans un bataillon d'instruction du 84ème RI à Brive-la-Gaillarde. Les exercices et l'instruction suivent leur cours normal jusqu'au 4 août 1917. Ce jour là son bataillon d'instruction est appelé pour maintenir l'ordre au camp de La Courtine ou les soldats Russes se mutinent. Une centaine d'homme du 84ème RI se rendent donc à Eygurande où ils passent plus d'un mois à attendre avant que l'ordre de se rapprocher de La Courtine ne soit donné.
Le 15 septembre le détachement campe à 1.5 km du camp et attend la fin de l'ultimatum fixé aux mutins pour le lendemain 10h. A l'heure dite aucun mutin ne s'est rendu et l'artillerie russe loyaliste tire 4 coups de semonce. Un coup sera tiré toute les heures de 14h à 20h. Le lendemain les mutins se rendent par petits groupes, mais une centaine s'y refuse toujours. Il faudra que les soldats français reprennent le contrôle du camp batiment par batiment mais le détachement du 84ème RI n'y participera pas. Il assurera le transport par le chemin de fer de quelques centaines de mutins vers le camp de Bourg-Lastic avant de revenir, 10 jours plus tard à la caserne de Brive.
Le 1er janvier 1918, il est affecté au 144ème RI avec lequel il part pour le front. Il est démobilisé le 20 mai 1920.
Source:
- Site du Lycée R Loewy
- Marc VERLY, son petit-neveu.
Pour en savoir plus:
- "C'est là que j'ai vu la guerre vraie" Editions ANOVI.
Merci à Marc, son petit-neveu, pour son aide.
05 avril 2007
Historique du 84ème RI. 1914-1918
L'historique du 84ème RI de l'imprimerie BERGER-LEVRAULT a été numérisé par Robert JACOB pour GENEMILASSOC.
06 avril 2007
Les Morts pour la France du 84ème RI
Ce fichier reprend la liste des morts pour la France tirée de l'historique du 84ème Régiment d'Infanterie.
En étudiant ces données on peut extraire plusieurs observations:
Les trois journées les plus sanglantes pour le régiment sont le 06/09/1914 (88 morts), le 16/02/1915 (98 morts) et le 10/05/1917 (72 morts). Ces trois dates correspondent à des attaques menée par le régiment. Le 06 septembre 1914, après un début de retraite, le régiment remonte à l'assaut dans la région de Les Essarts-le-Vicomte, Seu et Chatillon-sur-Morin. Le 16 février 1915 est marqué par l'assaut du 3ème bataillon entre le bois de la Truie et le bois des Trois Coupures (secteur de Beauséjour). Enfin le 10 mai 1917 le régiment attaque les positions Bulgares du Skra di Legen sur le front d'Orient.
D'une manière générale, 1914 et les premiers mois de 1915 sont les périodes les plus meurtières. 1916 est une année plus calme comme 1917 et 1918 hormis quelques périodes ciblées comme les combats sur le Skra di Legen ou l'assaut du Dobropolje.
24 avril 2007
Le camp de Zeitenlick
Situation géographique:
Le camp de Zeitenlick se trouve à quelques kilomètres au Nord-Ouest de Salonique. L'endroit s'appelle aujourd'hui Stavroupoli et se trouve dans la banlieue de Thessalonique.
Ce camp fut le point de passage de nombreux régiments débarqués dans le port de Salonique avant d'entreprendre des opérations en Macédoine. L'endroit est décrit comme malsain: "terrain désertique, semi-marécageux, bossué, sans un arbre" (Historique du 2ème RZ Bis). Une photo du camp figure dans le Journal de Guerre de Gaston NITZER:
Liens:
- Site sur le camp de Zeitenlick
- Journal de guerre de Gaston NITZER.






