05 octobre 2007
Annuaire des officier du 84e R.I. 1914
4- Les historiques de régiment.
Après la guerre l'histoire de la plupart des régiments de l'armée française a été publiée sous forme d'un historique de régiment. Selon les régiments, les historiques sont plus où moins complets, souvent avec un fort accent patriotique, mais ce sont des sources de renseignements intéressants.
Ces quelques liens devraient vous permettre de trouver l'historique qui vous intéresse:
- Site de Renaud et Cecile MEUNIER.
21 octobre 2007
Marcel WITTRANT, Sous-lieutenant du 84ème RI
Marcel WITTRANT est né à Avesnes-sur-Helpes (Nord) le 14 novembre 1889. Avant la guerre il était étudiant en 1ère année à la faculté de droit et clerc d'avoué à Paris. Sous-lieutenant au 84e RI, il est mort pour la France à Châtillon-sur-Morin (Marne) le 6 sept 1914.
Il a été décoré à titre posthume d'une croix de guerre avec étoile en argent et fait Chevalier de la Légion d'Honneur.
Citation à l'ordre de la division: "Officier plein de courage, de valeur et d'entrain. Blessé mortellement le 6 septembre 1914, au moment où il s'élançait hors de la tranchée pour entraîner ses hommes à l'assaut."
Marcel repose auprès de son frère (Albert WITTRANT) dans le caveau famillial du cimetière d'Avesnes-sur-Helpes (Nord).
Sources:
- Le livre d'or de la faculté de Droit de Paris (Guerre 1914-1918).
- Scépultures individuelles des MPLF.
- Fiche MDH.
23 novembre 2007
Les attaques de Zeppelins sur Salonique
Le caporal Honoré FILOCHE est tué en mars 1916 lors du bombardement du camp de Zeitenlick près de Salonique.
Les premières attaques contre Salonique furent entreprises par le Zeppelin LZ-81 basé à Temesvar dans le sud de la Hongrie. Toutes les tentatives échouèrent en raison de problème mécaniques.
Le 27 janvier 1916, son remplaçant, le Zeppelin LZ-85 arrive à son tour sur la base de Temesvar après avoir mené des raids sur Dunaburg, Minsk et Riga. Il est commandé par le capitaine Ernst SCHERZER.
Son premier raid débute le 31 janvier 1916. Armé de plusieurs tonnes de bombes, le LZ-85, bombarde Salonique dans la nuit du lundi 31 janvier au mardi 1er février. Il arrive par la mer au sud de la ville et bombarde le port, ses navires et ses installations dont des soutes à munitions, puis les casernes au nord-ouest de la ville. Plusieurs soldats qui dont les unités séjournent autour de Salonique font état de ce raid dans leur carnets.
Joannès DESSERTINE, caporal au 372ème RI.
"Cette nuit un Zeppelin survole Salonique et met le feu à une caserne grecque. Il a passé sur notre camp. Je l’ai vu mais il était haut. On voyait un objet noir se glisser dans la nuit. On entendait le bruit des moteurs."
Ludovic PLATEL, soldat au 109ème RAL.
"Le jour fut marqué par le passage d’un Zeppelin à 4h du matin. Quelle agitation ! Ils n’osent pas se monter en plein jour. Ils viennent à la faveur des ténèbres, ces vagabonds, incendier la cible de Salonique."
Gaston NITZER, 372ème RI.
"Un dirigeable allemand (zeppelin) est venu pendant la nuit lancer 14 bombes sur Salonique causant beaucoup de dégâts et faisant une quarantaine de victimes."
Outre la caserne signalée par le caporal DESSERTINE, les bombes ont atteint un entrepôt de la banque de Salonique. Des batiments privés furent aussi touchés. En témoigne ce rapport du jugement du tribunal mixte Gréco-Allemand dans l'affaire opposant la maison Abraham Coünca frères et fils à l'Etat Allemand.
Le 17 mars 1916, le LZ85 décolle pour un second raid sur Salonique. En raison des conditions météorologiques, il est contraint à voler à basse altitude ce qui le met à portée des batteries anti-aériennes. Touché, l'appareil rebrousse chemin sans pouvoir atteindre son objectif. A nouveau, Gaston NITZER note dans son journal:
"2h Un zeppelin profitant d'une nuit sombre tente de survoler Salonique. Accueilli à coups de canon, il est contraint de s'enfuir sans avoir pu atteindre la ville. En se sauvant il lance quelques bombes qui tombent en pleins champs, n'ont causé aucun dégât."
Plusieurs autres tentatives echouerons en raison des mauvaises conditions climatiques.
Sont dernier raid aura lieu le 5 mai 1916. En passant au dessus du port de Salonique le Zeppelin est atteint par un premier tir provenant du pont avant du H.M.S. Agamemnon, puis par le "Torpedo boat" TB18. L'appareil s'écrase dans les marécages de KOULAKIA à l'ouest de la ville et les 13 hommes de l'équipage y mettent le feu afin qu'il ne tombe pas entier dans les mains de l'ennemi.
Peu après l'équipage sera fait prisonnier par la cavalerie Française. Les restes du LZ-85 ont ensuite été transportés sur des barges jusqu'au pied de la Tour Blanche à Salonique pour être étudiés. Ils constituèrent par la même occasion une attraction touristique avant d'être envoyés au Royaume-Uni.
Pour en savoir plus:
- Bomb carrier from Zeppelin L85.
- LZ-55 (Première immatriculation du LZ-85).
- Zeppelin Airship.
- Les Zeppelins. LZ-85 / LZ-55.
Sources:
- Carnet de guerre de Joannès DESSERTINE.
- Carnet de guerre de Ludovic PLATEL.
- Carnet de guerre de Gaston NITZER.
- Army Zeppelin LZ85.
- Forum Pages 14-18.
- The Story of the Salonica Army.
- Photos: "Histoire de l'Aéronautique", Charles DOLLFUS et Henri BOUCHE, editions Saint Georges Paris.
19 décembre 2007
Ernest HERVE, soldat du 84ème RI.
Ernest HERVE est né le 28 janvier 1896 à Ploemeur près de Lorient (56). Suite à son appel, au recrutement de Brest, il est affecté le 9 avril 1915 au 93ème RI. Blessé une première fois le 17 juin 1916 puis une seconde le 27 juin 1916 sur la cote 304 dans la Meuse.
Il est affecté au 84ème RI le 14 août 1917. Ce n'est en fait qu'une affectation provisoire au dépôt du régiment. Régulièrement des soldats du dépôt sont envoyés en renfort pour d'autres régiments. Pour Ernest ce sera le 234ème RI dès le 19 août.
Il y obtient une citation à l'ordre du régiment le 30 juin 1918, ce qui lui vaut une croix de guerre avec étoile de bronze, peu avant d'être évacué pour maladie (4 juillet 1918). Il rejoint le 234ème RI le 8 septembre et est nommé caporal le 4 novembre.
Le 23 novembre 1918, une citation à l'ordre de l'armée ajoute une palme sur le ruban de sa croix de guerre.
Après la guerre Ernest poursuit sa carrière militaire et est d'abord affecté au 67ème RI (4 juillet 1919) avant d'intégrer le coloniale jusqu'en 1933 (Soudan, Maroc, Madagascar).
La seconde guerre mondiale le rappelera sous les drapeaux et c'est le 16 août 1940 que l'adjudant-chef HERVE finira sa longue carrière militaire jalonnée par les décorations suivantes:
- Médaille militaire.
- Croix de guerre avec étoile de bronze et palme.
- Chevalier de l'Etoile Noire.
- Médaille coloniale avec agrafe vermeil A.O.F. Maroc 1925.
- Chevalier de la Légion d'Honneur.
Ernest HERVE est décédé le 29 mars 1970 en Bretagne.
Merci à Jean-Pierre pour sa contribution.
26 décembre 2007
Alban MERLY, sergent du 84ème RI.
Alban MERLY est né en 1888 à TILLOY au sud-est de Lille (Nord). Une rue porte aujourd'hui son nom dans la ville de Tilloy-lez-Marchiennes (59).
Appelé de la classe 1908/1909, il passe par le bureau de recrutement de Cambrai (Nord) et est affecté au 84ème RI.
Plus précisément à la 5ème compagnie (2ème bataillon), où il avait le grade de sergent. On apprend dans sa fiche sur Mémoire des Hommes, qu'Alban MERLY est mort le 12 mai 1917 à l'ambulance alpine N°4 près de la rivière Kodza Dere. Il fut certainement blessé lors de l'attaque du Skra-di-Legen deux jours plus tôt où lors d'une contre-attaque Bulgare.
Merci à Denis pour sa contribution.
Source:
- Fiche MDH.
11 juillet 2008
5- Le site "Mémoire des Hommes"
"Mémoire des Hommes" (souvent abrégé par MDH) est un site du Secrétariat Général pour l'Administration. Il permet de consulter des documents conservés par le ministère de la défense.
On y trouve, entre autre, une catégorie "Morts pour la France 1914-1918". Elle contient plus de 1.3 millions de fiches de soldats morts durant la première guerre mondiale et ayant obtenu la mention "Mort pour la France" (MPLF). Cette mention n'étant attribuée qu'à certaines conditions (articles L 488 à L 492bis du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de la guerre) tous les soldats morts pendant cette guerre n'y figurent pas.
On y retrouve les soldats morts au front, disparus et déclarés morts par jugement, morts des suites de blessures ou de maladie contracté en service... bref dont la mort est en lien direct avec les combats.
La recherche s'effectue, via cette page, selon 4 critères: le nom (champ obligatoire mais les recherches avec des noms incomplets sont possibles), le prénom (même possibilité), la date de naissance (même approximative) et le département de naissance.
Les recherches par unité, date de mort, lieu de recrutement... ne sont malheureusement pas possibles.
Les résultats correspondants à la recherche sont affichés dans une nouvelle page et un clic sur le nom désiré fait apparaitre sa fiche donc voici un exemplaire type.

Informations complémentaires:
- Code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de la guerre (Article L488 et suivants).
23 juillet 2008
Listes de fiches MDH par régiments.
Les recherches sur le site MDH (Lire cet article) ne permettent pas un tri par unité. Ceci est pénalisant pour les personnes qui, comme moi, cherchent les soldats d'un régiment sans forcement connaitre leurs noms.
Afin d'aider les personnes qui font ce type de recherches, je me suis mis à noter pour toutes les fiches que je consulte le nom, le prénom, le régiment et l'adresse internet de la fiche afin de la retrouver d'un simple clic.
Cette tâche étant annexe à mes recherches, j'y passe le moins de temps possible. Aussi, il est possible d'y trouver des erreurs, des doublons et surtout des intitulés d'unité incomplets.
Fiches_MDH_-_Liste_N_1 - 23juillet2008 571 fiches.






