06 février 2007
Georges WASIER, sergent du 84ème RI

Cette photo n'est pas libre de droit. Contactez moi si vous souhaitez l'utiliser. Je ferai la demande au propriétaire.
Georges WASIER s’est engagé volontairement dans l’armée le 17 mars 1913 pour une durée de 3 ans. A cette date il rejoint la 12ème Compagnie du 84ème Régiment d’Infanterie. En août 1914, la première guerre mondiale éclate et le 84ème RI part en campagne le 5 août. Georges monte rapidement en grade : il est nommé Caporal le 12 septembre puis Caporal-Fourrier le 22 septembre.
Le 10 mars 1915, Georges reçoit sa première blessure en participant avec tout le 3ème bataillon au grignotage de la première ligne allemande dans le secteur de Mesnil-lès-Hurlus jusqu’au nord du bois de Beauséjour.
Le 22 septembre 1915 il est nommé Sergent-Fourrier et deux mois plus tard il se prépare avec l’ensemble du régiment à partir pour le front d’Orient. Il quitte Toulon le 27 octobre 1915 à bord du paquebot La Provence II.
En cette fin d’année 1915, le 84ème RI participe à la retraite de Serbie et, le 30 novembre, Georges est de nouveau blessé à Stronitza (Serbie). Il est dans un premier temps évacué sur l’hôpital de Stronitza avec en plus les pieds gelés, puis rapatrié sur Salonique où il embarque le 3 décembre à bord du navire hôpital Tchad. Il débarque à Toulon le 8 décembre 1915 et est dirigé vers un hôpital de Nice où il sera traité jusqu’au 21 février 1916. A sa sortie de l’hôpital, il bénéficie d’une permission de sept jours, puis rejoint le dépôt du 84ème RI à Hautefort dans le département de la Dordogne le 2 mars 1916.
Le 31 octobre 1916, Georges part en renfort pour le régiment. Il embarque à Toulon sur le navire hôpital Canada le 4 novembre et débarque pour la seconde fois à Salonique le 10 novembre. Il est considéré comme « Aux Armées » à partir du 23 novembre 1916 au sein de la 7ème compagnie du 84ème RI.
L’année 1918 commence par sa promotion au grade de Sergent-Major dès le 1er janvier. A la fin du mois, le 28 janvier, il part en permission et embarque à Itéa à bord du cuirassé Guichen. Ce cuirassé effectue les traversées entre Itéa et Tarente. Il est de retour à Itéa le 26 avril 1918. Un mois plus tard, le 24 mai, Georges est cité à l’ordre du régiment pour le motif suivant :
« Très bon sous-officier énergique et brave. A été blessé deux fois à son poste de combat. » Signé Lt-Colonel BATTON, Cdt le 84ème RI.
La guerre finissant, Georges embarque sur le cuirassé d’Entrecasteaux le 14 février 1919 pour rentrer au pays. C’est à ce moment qu’il quitte le 84ème RI avec lequel il aura passé toute la guerre, pour rejoindre, le 24 février 1919, le 31ème Régiment d’Infanterie.
Décorations :
- Croix de Guerre avec étoile de bronze.
- Médaille Inter-alliée.
Sources:
- Livret militaire de Georges WASIER via son petit-fils.
Pour en savoir plus:
- Cuirassé Guichen (plans du navire)
- Navire-hôpital Tchad (témoignage d'un blessé)
- Paquebot Provence II
- Cuirassé d'Entrecasteaux (plans du navire)
Merci à Georges, son petit-fils pour sa contribution.
10 février 2007
Albert WITTRANT, sergent du 84ème RI
WITTRANT Albert Jacques Jules Marie joseph (1909), Sergent au 84ème Régiment d'Infanterie.
Né le 28 janvier 1891 à Avesnes-sur-Helpes (Nord). Mort des suites de blessures de guerre à l'hospice d'Amboise (Indre et Loire), le 22 octobre 1914. Il repose auprès de son frère, Marcel WITTRANT, dans le caveau familial du cimetière d'Avesnes-sur-Helpes (Nord).
Une citation. - Croix de guerre. - Médaille militaire.
Mobilisé le 2 août 1914, Albert WITTRANT est gravement blessé le 6 septembre à Châtillon-sur-Morin. Evacué su l'hôpital d'Amboise, il meurt des suites de ses blessures le 22 octobre suivant.
La venue de ses parents, appelés d'urgence, est une grande joie pour lui et, dans leurs bras, il oublie ses souffrances; il se sent gravement atteint mais pour ne point affliger ces êtres aimés, il puise dans son amour filial la force de sourire jusqu'au dernier moment.
Albert WITTRANT a été cité à l'ordre de la Division et le texte de cette citation servira de motif à la Médaille militaire décernée depuis à sa mémoire:
"Sous-officier actif et dévoué - plein d'entrain et d'énergie au combat. - Frappé mortellement le 6 septembre 1914 au moment où il entraînait sa section à l'assaut."
Sources:
- Livre d'Or de l'Ecole des Frères Chrétiens de Passy
- Scépultures individuelles des MPLF
- Fiche MDH
Merci à Stephan pour son aide.
Oscar NUTTE, soldat du 84ème RI
NUTTE Oscar (1910), Soldat au 84ème Régiment d'Infanterie.
Tué à Raucourt (Somme), le 27 septembre 1916 à l'âge de 21 ans.
Oscar NUTTE, qui se trouvait à Hautefort, dans la Dordogne, où il achevait sa préparation militaire, apprit la mort glorieuse de son frère et, le 31 mars 1916, il l'annonça à son camarade de Passy, le lieutenant PASQUESOONE: "mon frère Raymond, que vous avez connu à Froyennes sous le nom de "Frère Floris", est tombé, la semaine dernière, frappé d'une balle au front; il avait 33 ans!..."
Ce deuil lui fut douloureusement cruel et désormais il ne chercha qu'une chose, venger son cher disparu. - Envoyé en première ligne (au sein du 162ème RI), dans le secteur de la Somme, à Raucourt, il s'y conduisit en brave et, comme son frère, il tomba glorieusement le 27 septembre de la même année, face à l'ennemi, tué par un éclat d'obus.
Sources:
- Livre d'Or de l'Ecole des Frères Chrétiens de Passy.
- Fiche MDH d'Oscar NUTTE.
- Fiche MDH de Raymond NUTTE.
Merci à Stephan pour son aide.
Joseph TANDONNET, caporal du 84ème RI
Joseph TANDONNET, caporal au 84ème RI, est mort à VERTEKOP (Macédoine) le 5 octobre 1918.
Blessé en octobre 1915, il avait été opéré, sur sa demande, pour éviter de rester inapte.
Il fut décoré de la Médaille Militaire et de la Croix de Guerre.
Source: Livre d'or de l'institut Sainte Marie, de Bordeaux Caudéran.
Pierre TOCHE, soldat du 84ème RI
TOCHE Pierre (1915), soldat au 84ème Régiment d'Infanterie.
Mort à Lyon, le 3 juillet 1918, à l'âge de 19 ans.
Le pensionnat, au lendemain de la déclaration de guerre, s'est installé comme il a pu 77 rue de Vaugirard, Pierre TOCHE se trouve journellement en contact avec des anciens élèves de PASSY qui viennent, entre deux trains, saluer leurs maîtres et prendre des nouvelles de leurs amis. Le bulletin de l'Amicale est rempli du récit de leurs prouesses; Pierre TOCHE, un enfant encore, ne rêvera plus désormais que de batailles où, comme ses aînés, il combattra pour la France. Fin 1915, il obtient un engagement pour le 84ème Régiment d'Infanterie.
La Providence, dans ses insondables desseins, ne permit pas à ce vaillant petit soldat de réaliser son rêve: mourir face à l'ennemi. - Une maladie contractée en sevice commandé le fît évacuer sur l'hôpital de Villemanzy, à Lyon, où il expira le 3 juillet 1918; il n'avait pas 19 ans.
Pendant son séjour à l'hôpital, Pierre TOCHE s'est fait aimer par la douceur de son caractère, la façon aimable avec laquelle il recevait les soins qui lui étaient prodigués. - Il ne se faisait aucune illusion sur la gravité de son état et malgré cela il demeurait souriant; admirablement préparé à la mort, il l'attendait sans effroi, heureux de contribuer, par un sacrifice qu'il eût désiré plus grand, plus utile, au rachat et à la victoire de son pays.
Source: Livre d'Or de l'Ecole des Frères Chrétiens de Passy. Merci à Stephan pour son aide.
13 février 2007
Antoine BRUT, soldat du 84ème RI
Antoine BRUT est né le 24 octobre 1883 à Sarroux dans le département de la Corrèze. Il portait le N°1799 du recrutement de Tulle (Corrèze) pour la classe 1903.
Avant la guerre il travaillait comme journalier au chantier à cokes à l'usine d'Ivry de la Société du Gaz de Paris. Il habitait avec sa femme dans le 13ème arrondissement de Paris
Soldat dans le 84ème RI, portant le matricule N°015353, Antoine BRUT avait aussi fonction de tambour. Il est mort pour la France le 28 février 1915, pendant les combats dans les tranchées devant Beauséjour dans la Marne.
Sources:
- Tableau d'Honneur des Electriciens et Gaziers - 1914-1918
- Fiche MDH
17 février 2007
Emile GILLET, caporal-mitrailleur du 84ème RI
Emile GILLET est originaire du Pas-de-Calais. Il était instituteur à Ardres (P-d-C) lorqu'il est allé passer le conseil de révision à Audruicq (P-d-C) au printemps 1914. Le 2 août la guerre est déclarée et sa classe est appelée le 29 août.
Son périple commence à la gare d'Audruicq où il embarque avec ses camarades direction Calais, puis, en direction d'Amiens, il est détourné sur Rouen puis Lisieux où le bureau de recrutement de St Omer était replié en raison de l'avancée allemande. C'est dans ce bureau de recrutement que dans les premiers jours de septembre 1914, Emile est affecté au 84ème RI sous le matricule 1422.
Emile rejoint le 5 septembre le dépôt du régiment à Evreux et est affecté à la 24ème compagnie. Deux jour plus tard, le 7, Emile embarque de nouveau dans un train direction Terrasson via Tours, Saumur, Poitiers, Angoulême et Périgeux. Après l'arrivée le 10 septembre l'instruction et les exercices commencent dans la région. Emile est nommé caporal le 15 décembre 1914 et quelques jour plus tard, le 24, le contingent (1ère compagnie, 1ère brigade)s'installe dans le camp de La Courtine (Creuse). L'instruction continue.
Le 18 janvier Emile est désigné pour suivre une formation de caporal-mitrailleur jusqu'au 8 février. Le 9 février le détachement d'Emile est dirigé sur la région d'Hautefort (Dordogne) ou se trouve des unitées de renfort du 84ème RI. Il cantonne au château de Boisseules près d'Hautefort. Les exercices se poursuivent jusqu'à ce qu'Emile quitte le 84ème RI le 26 avril 1915 avec un détachement de renfort pour la 12ème compagnie du 126ème RI.
Source:
20 février 2007
Le Skra di Legen
Le Skra di Legen est un massif montagneux qui se trouve près de la frontière entre la Serbie et la Grèce à l'ouest du Vardar. Le 84 ème RI a passé une partie de l'année 1917 dans ce massif face aux troupes Bulgares retranchées dans de solides ouvrages.
Source:
- "La grande Guerre Vécue-Racontée-Illustrée par Les Combattants". Editions Aristide Quillet 1922 Tome II Page 280
1- Le livret militaire.
Pour commencer cette rubrique, je vais commencer par évoquer un document qui est soit le plus facilement soit le plus difficilement accessible: le livret militaire. Parfois perdu parfois transmis dans la famille, ce document retrace tout le parcours militaire d'un soldat et le suit durant toute sa carrière ce qui explique son état souvent délabré.
Il en existe plusieurs modèles mais ils regroupent tous les mêmes informations. Une première page décline l'identité du soldat. Celle-ci est toujours bien remplie. Ce qui n'est pas forcement le cas du reste du livret. Cependant on peut y retrouver des informations sur les affectation, les blessures, les citations, les formations, l'équipement perçut, ... sans compter les documents divers qui peuvent y être adjoints.
Si vous disposez de ce document, c'est un bon départ, mais si ce n'est pas le cas d'autres sources vous aiderons.
2- La fiche matricule.
Pour ceux qui n'ont pas la chance d'avoir le livret militaire du soldat, tout n'est pas perdu car le résumé de la carrière militaire de chaque soldat est transcrit dans les registres matricule qui sont conservés aux archives départementales de chaque département. Prennez contact avec les A.D. du département d'origine du soldat et vous pourrez avoir accès à ce document essentiel. Selon le département et les cas particuliers vous serez ammené à vous déplacé pour une consultation sur place ou recevrez une copie par courrier.
Avec cette fiche matricule vous disposerez des différentes affectations du soldats, de ses décorations, blessures, grades... A noter que même en possesion du livret militaire, cette démarche peut apporter des compléments d'informations.



